Monkey-B à L’Ephémère : « J’ai appris l’ouverture de cette salle avec joie »
Salle de concert
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Publié le 15 décembre 2008 à 18h01.
Actualisé le 16 décembre 2008 à 13h01.
L’Ephémère est en marche ! Cette salle ouvre ses portes fin janvier. De nombreux groupes sont prévus, dont Monkey-B, mené par le Lorientais Bring’s, ancien leader des Freedom for King-Kong. En avril, la salle de concert de Vannes doit aussi accueillir le Tremplin Jeunes charrues.
Le Mensuel du Golfe du Morbihan : Lors d’une interview accordée à MGM en janvier 2005, vous disiez vouloir inaugurer la nouvelle salle de concerts de Vannes. Aujourd’hui, c’est le cas. Vous jouez avec votre nouveau groupe, Monkey-B, le 30 janvier à l’Ephémère. Ça vous fait quoi ?
Bring’s : « A l’époque, je pensais déjà qu’il était important qu’une salle voit le jour à Vannes. Je trouvais dingue qu’il n’y ait rien. J’ai donc appris l’ouverture de l’Ephémère avec joie. Même si cette salle reste une transition avant l’arrivée de la plus grosse structure (la salle de musiques actuelles intercommunale prévue en 2010, NDLR), je suis content de voir ça. Jusque-là, je n’ai joué à Vannes qu’une ou deux fois… »
MGM : Voilà près de quinze ans que vous tournez en France et dans le Morbihan, d’abord avec Freedom for King-Kong puis avec Monkey-B. Comment avez-vous vu le paysage musical évoluer ?
« C’est de pire en pire. Il faut vraiment en vouloir quand on est un jeune groupe… Vivre est très compliqué. L’intermittence disparaît, la précarité devient de plus en plus importante… Et, avec toutes les lois sur le son, sur le respect des normes, on trouve de moins en moins de lieux où se produire.
De nouvelles salles voient le jour, heureusement, pour promouvoir les groupes locaux, mais il faut aussi pouvoir s’appuyer sur des bistrots, des salles associatives…
MGM : Depuis le début de votre carrière, vous restez très attaché à Lorient et à la salle du Manège. Pourquoi ?
« Toute notre vie est à Lorient, nos amis, nos familles… On n’a pas forcément envie d’aller voir ailleurs. Il y a encore quelques années, tout le monde montait à Paris. Nous (à l’époque de Freedom for King-Kong, NDLR), nous avons pris le pli de rester un acteur national représentant notre coin local. Nous sommes vraiment attachés au bassin morbihannais. »
MGM : Votre nouveau groupe Monkey-B lorgne franchement du côté du hip-hop. C’est un sacré virage après dix ans aux commandes d’un groupe rock ?
« Oui, mais la plupart des gens qui me connaissent ne sont pas étonnés de me voir aujourd’hui laisser plus de place à la voix et au texte. C’était sûr que je partirai dans quelque chose comme ça. »
MGM : Comment définiriez-vous Monkey-B ?
« C’est du hip-hop hybride avec un brin de fusion, un rap ouvert. Les thèmes ? Toujours centrés sur les hommes, société, les émotions… C’est un petit peu ça mon dada, ce regard sur l’autre. Ce qui me manquait d’ailleurs dans Freedom for King-Kong.
Par contre, sur scène, on a une vision très rock de l’approche scénique. C’est explosif et assez ludique. »
L’éphémère, soirées d’ouverture vendredi 30 et samedi 31 janvier.
Entre autres au programme :
- Monkey-B
www.myspace.com/monkeybisart
(nouvel album : Griot des temps modernes)
- Shaolin temple defender
shaolintempledefenders.net
- Slam fils
slamfils.r12prod.com
- Stuck in the sound
www.myspace.com/stuckinthesound
- The Furs
www.myspace.com/lesfurs
- Rotor Jambreks
www.myspace.com/rotorjambreks