Vannes : 75 informaticiens du Crédit Agricole en grève
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Publié le 2 juillet 2009 à 15h27.
Actualisé le 2 juillet 2009 à 18h39.
Ce jeudi après-midi, soixante-quinze salariés du groupe Atlantica à Vannes ont débrayé. Ils dénoncent des suppressions de postes qui devraient découler d'une possible fusion.
Soixante-quinze informaticiens sur les cent trente-cinq salariés que compte Atlantica à Vannes ont débrayé ce jeudi entre 14h et 16h devant leurs bureaux. Cette entreprise s'occupe de l'informatique pour le Crédit Agricole. Si ces hommes et ces femmes se sont mis en grève, c'est qu'ils ont répondu à l'appel intersyndical Sud Atlantica - Sneca CGC - CFDT - CGT. Ces derniers ont appris, le 26 avril, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire, que des licenciements devraient pointer le bout de leur nez.
La raison ? Jusqu'en 2003, sept sociétés, réparties sur le territoire national, se partageaient la gestion du parc informatique du Crédit Agricole. Jusqu'à ce que trois d'entre elles fusionnent : Gigab (Vannes), Dialog (Nantes) et Logitaine (Gradignan). Elles sont devenues, en 2003, Atlantica. A l'époque, les syndicats parlent d'une perte sèche de 300 postes provoquée par cette fusion.
60% de cadres
Aujourd'hui, il reste cinq sociétés (Atlantica, AMT, Exa, Synergie, Comète) pour s'occuper de l'informatique de la banque. Elles devraient prochainement fusionner pour devenir une seule et même entité appelée Nice. Actuellement, les cinq entreprises réunies rassemblent 2 500 salariés. Les syndicats parlent d'une suppression de 1 000 postes via la fusion.
"Deux fusions en moins de six ans, c'est beaucoup, regrette Jean-Luc Bourlieux, délégué syndical vannetais. Cette annonce nous rappelle de mauvais souvenirs. Le pire pour les salariés, c'est qu'ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés ! Nous ne savons même pas si des déplacements ou changements de site seront imposés."
Parmi les cent trente-cinq salariés en CDI chez Atlantica à Vannes, 60% sont des cadres. Les salariés piétinent : "Nous avons envoyé de nombreux courriers à la direction, nous n'avons pour le moment pas encore été reçus."
E.B.