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Politique

OGM et Grenelle de l'environnement : François Goulard fait partie des sceptiques de l'UMP

Politique nationale / lu 1328 fois
Publié le 11 avril 2008 à 11h57. / actualisé le 11 avril 2008 à 12h54.

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François Goulard (Archives MGM).

Le député maire de Vannes, François Goulard (UMP) réclame d'urgence un « recadrage des grands axes de la politique gouvernementale qui ne sont pas clairement définis ». Il juge également qu'il faudra "renoncer" à certaines mesures prévues dans le Grenelle de l'environnement.

Le député maire de Vannes, François Goulard (UMP) réclame d'urgence un « recadrage des grands axes de la politique gouvernementale qui ne sont pas clairement définis », dans Le Figaro de ce vendredi. Cette requête fait suite à la crise ouverte à l'UMP après les propos tenus par la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet lors du débat houleux précédent le vote du projet de loi sur les OGM à l'assemblée nationale.

Grenelle trop cher

D'ores et déjà surnommée "l'affaire NKM", cette crise fait tonner les députés de l'UMP. Elle révèlerait "une véritable cassure" entre l'exécutif et les troupes de la majorité. En quarante-huit heures, le climat s'est singulièrement dégradé. Au point que le président du groupe des députés UMP, Jean-François Copé, a reconnu "une ambiance d'assez grande tension avec le gouvernement".

Plus largement, le projet de loi sur les OGM laisse planer de sérieux doutes sur l'avenir du projet de loi Grenelle de l'environnement. Très attendu, le texte a été transmis à Nicolas Sarkozy et François Fillon. Ce vendredi, le quotidien économique Les Echos publie une version "quasi définitive" de celui-ci datant d'il y a quelques jours. Comme promis lors du Grenelle, le spectre est très large. Il va de la lutte contre le changement climatique à la biodiversité en passant par la prévention des risques, la France se donnant pour ambition d'être le pays « le plus efficient » en carbone d'ici à 2020 en Europe.

Très élevé, le coût de ce projet de loi rend sceptique les parlementaires. Selon Les Echos, à elle seule, la rénovation thermique des bâtiments de l'Etat et de ses établissements publics est estimée à 24 milliards d'euros. Quant à la construction des lignes ferrées à grande vitesse, elle se solde par une facture de 69 milliards d'euros pour la même période 2009-2020. Le député-maire de Vannes estime qu'il faudra « renoncer » à certaines mesures, au vu du contexte économique. Il rejoint notamment le député-maire de Vitré (UMP) Pierre Méhaignerie qui juge, lui, qu'il faudra "des étapes" dans la mise en oeuvre du projet.  

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