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Politique

Pays de Vannes : la bataille de l’exécutif

Compte-rendu / lu 1265 fois
Publié le 18 avril 2008 à 21h34. / actualisé le 18 avril 2008 à 22h07.

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La composition des vice-présidences de l'agglomération de Vannes a cristallisé le débat ce vendredi. A la manœuvre, François Goulard s’est débrouillé pour disposer d’un exécutif dévolu à sa cause. Tout en prônant l’ouverture… et en explosant la gauche.

Ce vendredi, le débat de cette élection à la présidence de la communauté d’agglomération du pays de Vannes s’est essentiellement porté sur le fonctionnement de l’assemblée communautaire. C’est Hervé Pellois qui a mis les pieds dans le plat dès son discours précédent le scrutin. Le maire de Saint-Avé, qui ne s’était pas présenté en 2001, a justifié sa candidature intervenue « il y a à peine 48 h ». « Mon souhait était de définir avec le président sortant le meilleur fonctionnement possible pour cette assemblée. Mercredi, à l’issue de trois réunions avec celui-ci, nous avons fait l’amère constatation que les choses allaient être difficiles voir impossibles. » Objet du courroux d’Hervé Pellois : la demande de François Goulard à ce que les vice-présidents de l’assemblée s’engagent à voter les délibérations prises à la majorité du bureau où siège le président, les vices présidents et un représentant de chaque commune représentée à l’assemblée.

"Grand stratège qui parle bien"

« Comment peut-on nous demander de nous engager à l’avance sur des décisions qu’on ne connaît pas ? Je ne signerai pas un chèque en blanc à la future majorité », a prévenu Hervé Pellois.
Assez vif, le débat s’est poursuivi après le vote. Joël Labbé fustigeant avec une certaine véhémence « le grand stratège qui parle bien ». Nelly Fruchard, le maire de Plescop y allant également de son exemple : « Comment pourrais-je voter au sein de cette assemblée une délibération autorisant la déviation nord (qui doit traverser Plescop, NDLR) sous prétexte que cette décision a été prise par la majorité du bureau ? » « Vous parlez d’ouverture… mais c’est un verrouillage en règle auquel nous assistons », a pour sa part déploré Luc Foucault, le nouveau maire divers gauche de Séné.

« C’est pourtant une proposition de bon sens, a expliqué François Goulard. Il est normal que nous ayons des divergences mais nous devons concilier cela avec un exécutif cohérent et solidaire. S’il y a des divergences, on en parlera en bureau le temps qu’il faudra avec les représentants de toutes les communes. Quand on participe à un exécutif, il faut assumer les aspects favorables et défavorables de cela. On ne peut pas voter contre une délibération quand on participe à la définition de celle-ci. Notamment lorsqu’il s’agit du budget qui est la traduction de ce qui est fait par l’exécutif. Pour le reste, ce n’est pas une règle imbécile. Elle peut souffrir d’exception. »

 Pellois opposé au maire d'Arradon

Demandée par Hervé Pellois, une suspension de séance a été nécessaire pour entamer l’élection des quinze vices présidents dont la liste a été proposée par François Goulard. Objectif officiel de cette pause pour l’opposition : permettre de désigner des candidats aux vices présidences. Objectif officieux : faire changer d’avis les membres de la gauche proposés par François Goulard aux vices présidences. Parmi eux, Maurice Nicolazic, le maire DVG de Baden, adversaire acharné du projet de parc naturel régional, mais aussi Dominique Mourier le nouvel édile d’Arradon (sympathisant PS).

Hervé Pellois s’est, à chaque fois, présenté contre les candidats proposés par le président. Un sac de nœud qui s’est traduit par des situations assez étonnantes. On a ainsi pu voir le maire PS de Saint-Avé ferrailler contre le maire d’Arradon… A l’issue de l’assemblée, François Goulard se retrouve à la tête d’un exécutif dont il a lui même décidé de la composition… tout en ayant semé de sérieux ferments de division au sein de l’opposition. De quoi avoir les coudées franches pour six ans.   

La liste des vice-présidents

René Mazier, maire de Tréffléan ; Maurice Nicolazic, maire de Baden ; Georges André, 1er adjoint au maire de Vannes ; Dominique Mourier, maire d'Arradon ; Yves Questel, maire de Theix ; Lucien Jaffré, adjoint au maire de Vannes ; Jean Pressard, maire de l'Ile aux Moines ; Lucien Ménahès, maire de la Trinité-Surzur ; Jean-Christophe Auger, adjoint au maire de Vannes, Louis-Marie Supiot, maire de Meucon ; Marcel Le Nevé, maire de Surzur ; Josiane Boyce, maire du Hézo ; Gilles Auvray, conseiller municipal à Vannes ; Olivier Coulon, maire de Plougoumelen.

Il est à noter que la très faible représentativité des femmes parmi les vice-présidences 1/16 a été soulignée pendant les votes.

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Vos dernières réactions

Le 29/04/08 à 09:16 par bretagne5

A Jakez. tsst, tsst, tsst, tu n'as pas bien suivi la campagn et et tu ne connaîs pas Dominique Mourier comme je le connais. C'est un garçon qui n'est pas encarté, sa seule ambition c'est de travailler pour Arradon, n'en déplaise a MGM, qui durant toute la camapgne l'a étiqueté PS, comme il a étique Gilles Gaultier et Françoise Moulin, dans ce pays on peut quand même avoir des idées ou un tendance politique sans pour autant faire acte d'allégence. Nous ne sommes pas à Mosco que diable !

Le 23/04/08 à 20:52 par madmarc

Dans l’analyse de ce qui se passe sur notre territoire je donne sans conteste raison à isor.
Pour suivre d’assez près la vie de la CAPV, il est de notoriété publique que not’e bon maire s’y comporte en autocrate de première catégorie et si l’on en juge par le turn -over des personnels communautaires, il faut sacrément courber l’échine pour travailler avec Sa Seigneurie ou faire peu de cas de sa conscience politique pour en accepter les compromis !
On ne peut cependant pas dire que migus ait totalement tort quand il dit que la gauche fonctionne sur des modèles similaires.
La différence, (et elle est de taille !) c’est que depuis toujours la gauche réclame des élections au suffrage direct pour les représentants des structures intercommunales et que les caciques de la droite qui s’y opposent !
La réalité c’est que l’institution communautaire est paralysée par cette logique électorale qui vise à juxtaposer des entités communales pour extraire une majorité politique, plutôt que de faire naître l’entité « agglomération » d’une majorité sortie directement des urnes et donc moins perméable aux calculs électoraux communaux.
Bien à vous

Le 23/04/08 à 14:21 par migus

A isor : Que devrait-on dire de la gauche la plus ferme ? A Rennes seul 7 élus siègent officiellement dans l'opposition métropolitane de droite ! Si Goulard est le roi soleil Delaveau est l'empereur de Chine. On pourrait aussi parler de Brest, Nantes, Lorient... Bref, gardez vos analyses de politiste en première année. Le clanisme est un mauvais travers qui touche essentiellement la gauche!

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